C.A.S.G. bat C.A.P. par 2 buts à 0
Poursuivant la série de leurs insuccès, les capistes ont dû baisser à nouveau pavillon hier, cette fois devant les « banquiers ». C'est un fait, le C.A.P. traverse une crise grave qu'envenime encore son élimination précoce de la Coupe de France. En plein milieu de la saison, il est encore à ignorer la composition définitive de son équipe. Sans ironie, il souffre de son recrutement pléthorique. Trop d'abondance de joueurs lui nuit. Nous ne lui reprocherons pas ses essais en vue de « sortir » des jeunes. C'est méritoire. Mais, en cette période avancée de l'année et alors que les places pour le Championnat ne sont pas encore prises, on ne devrait plus en être aux tâtonnements. On ne sait pas qui mettre avant centre. Comme le demandait le poète, « sera-t-il dieu, table ou cuvette ? » Sera-ce le puissant Rose, le jeune Noirot ou Carbonnet, que certains dirigeants voudraient voir à cette place et qui ne manque pas de qualités ? Même chose en ce qui concerne le demi centre. Hier, en première mi-temps, on a renouvelé l'expérience Finot. Il faut croire qu'elle ne fut pas plus concluante que la précédente puisque, à la reprise, Finot devint inter. Bref, le C.A.P. fit une mauvaise exhibition qu'il saura, sans aucun doute, racheter prochainement, car il vaut mieux que cela. En face de cette équipe en déclin, le C.A.S.G. lui, au contraire, monte. Son équipe robuste a amélioré sa technique. Elle dispose d'une arrière défense qui, hier, fit merveille et qui mit en confiance sa ligne d'attaque La ligne intermédiaire soutint. d'un bout à l'autre du match, l'allure rapide imposée par les capistes. Certains pensent que la défaite du C.A.P. est sévère. Bien sincèrement, nous ne le croyons pas. Le C.A.P. eut des occasions de marquer dont - maladresse ou malchance - il ne profita pas. C'est vrai ! Les occasions ne manquèrent pas non plus aux généraux. Territorialement, les capistes ne furent pas dominés. C'est encore vrai. Mais ce qui l'est également, c'est que leurs adversaires surent faire le jeu le mieux lié, le plus constructif et, aussi, le plus spectaculaire. Le jeu de volée, décousu et inefficace des joueurs de Charentonneau devait fatalement les conduire à la défaite. Encore une fois, espérons ; ils en feront appel ! La partie fut conduite à vive allure. Les phases de jeu vraiment palpitantes firent défaut et les quelques centaines de spectateurs qui assistaient à la rencontre ne furent guère emballés en dépit des encouragements des « chorales » respectives. Un but fut rentré en première mi-temps par le C.A.S.G., de façon un peu heureuse. Fidon, en dégageant de la tête, envoya le ballon derrière lui. Sentubéry, toujours opportuniste, se précipita et, tandis que le grand arrière cherchait des yeux la boule, il la logea dans la cage de Fays, qui ne put même pas tenter un geste. Colrub, à quelque temps de là, aurait pu amener le but égalisateur, mais son shot n'est pas repris. La balle longe la ligne de Lepeytre et sort. A la reprise, le C.A.P. revient complètement modifié. Bayart reprend sa place d'arrière et Ottavis joue demi centre. Un « loupé » de Mainferme donne des espérances aux supporters capistes, mais la balle est déviée en corner. Puis c'est le deuxième but pour les généraux. Thomazover descend le long de la touche et centre près des buts à de Brito, qui marque joliment. Le C.A.P. essaie bien de réagir, mais ses efforts courageux et désordonnés se heurtent à une supérieure défense de Herrera et de Mainferme qui furent, avec Lepeytre, excellent sur les balles hautes, les meilleurs joueurs sur le terrain. Cléau fit également un bon match. Parmi les avants, l'aile droite fut la meilleure. Au C.A.P., Ottavis fut le plus régulier et Carbonnet le meilleur shooteur. - E.T.